Aller au contenu

Chéneau ou gouttière : quelles différences ?

La gouttière est le plus souvent suspendue sous le bord du toit ; le chéneau est intégré au bâtiment, en haut d’un mur ou entre deux versants. Les deux recueillent l’eau de pluie et la dirigent vers les descentes.

Sur cette page : Schémas Tableau Reconnaître l’ouvrage Débordement ou fuite Réparer ou remplacer

Gouttière demi-ronde et sa naissance vers la descente, sous des tuiles
Gouttière demi-ronde et naissance vers la descente

Deux ouvrages, une même fonction

Gouttière

Canal le plus souvent demi-rond, fixé par des crochets sous l’égout du toit, c’est-à-dire au bas du versant, devant la façade. Certaines gouttières sont posées sur le versant ou sur un entablement.

Chéneau

Canal intégré à l’ouvrage : en haut d’un mur, sur un entablement, encaissé contre un mur, ou entre deux versants dont il reçoit les eaux. Il peut être nettement plus large qu’une gouttière.

Dans les deux cas, l’eau rejoint ensuite un tuyau de descente. Le mot « chéneau » est parfois employé pour n’importe quelle gouttière : si un devis l’utilise, faites préciser de quel ouvrage il s’agit et où il se trouve. Ces ouvrages se traitent avec les autres travaux de couverture à Caen.

Angle d’un canal en zinc vu de dessus, avec la soudure le long du pli
Détail d’un canal en zinc : angle façonné et soudé

Où passe l’eau : quatre schémas

Schéma : gouttière pendante, vue en coupeCoupe au bas d’un versant. La pluie ruisselle sur la couverture jusqu’à l’égout, tombe dans la gouttière fixée par des crochets sous le bord du toit, devant le mur, puis part vers la naissance et la descente.eau de pluieversant (pan)égoutgouttièrecrochetmurchevronl’eau part ensuite vers la descente (schéma 4)
1. Gouttière pendante, vue en coupe. La pluie ruisselle sur le versant jusqu’à l’égout, tombe dans la gouttière fixée par des crochets devant le mur, puis part vers la descente.
Schéma : chéneau encaissé contre un mur, vue en coupeCoupe au bas d’un versant qui descend vers un mur plus haut que le toit. L’eau ruisselle sur la couverture et tombe dans le chéneau, un canal intégré entre le bas du versant et le mur, puis part par une naissance vers la descente.eau de pluieversant (pan)mur plus hautque le toitchéneauvers la descente
2. Chéneau encaissé contre un mur, vue en coupe. Le versant descend vers un mur plus haut que le toit ; le chéneau, logé entre les deux, recueille l’eau et l’envoie vers la descente.
Schéma : chéneau entre deux versants, vue en coupeCoupe à la rencontre de deux toitures accolées. Les deux versants descendent l’un vers l’autre ; le chéneau, placé au point bas, reçoit l’eau des deux pans et la conduit vers une descente.versant Aversant Bchéneauvers la descente
3. Chéneau entre deux versants, vue en coupe. Placé au point bas de deux toitures accolées, il reçoit l’eau des deux pans.
Schéma : trajet de l’eau en façade, vue de faceVue de face d’une maison. L’eau descend le versant, est recueillie par la gouttière le long de l’égout, qui a une légère pente vers la naissance. La naissance la conduit dans la descente, fixée sur la façade, jusqu’au regard au pied du mur ou au réseau d’eaux pluviales.versantgouttière (légère pente)naissancedescenteregard ou réseau d’eaux pluviales
4. Trajet de l’eau, vue de face. La gouttière, légèrement inclinée, mène l’eau à la naissance, puis la descente la conduit au regard ou au réseau d’eaux pluviales.

Schémas de principe : les proportions, les fixations et les raccords réels varient selon les maisons et les matériaux.

Le tableau des différences

Différences entre gouttière et chéneau
CritèreGouttièreChéneau
PositionAu bas du versant, le plus souvent suspendue devant la façadeEn haut d’un mur, sur un entablement, contre un mur ou entre deux versants
Intégration au bâtimentOuvrage rapporté, fixé par des crochetsOuvrage intégré, porté par le mur ou la structure
Ce que l’on voit du solLe profil de la gouttière sous le bord du toitSouvent rien, ou seulement le haut du mur
En cas de défautL’eau déborde ou goutte le long de la façade, souvent visibleUn défaut se voit moins facilement depuis le sol, l’ouvrage étant intégré au bâtiment
Entretien et réparationNettoyage, réglage de la pente, reprise d’une jonction ou remplacementNettoyage, reprise du revêtement ou réfection, selon son état et sa conception

Aucun des deux n’est meilleur dans l’absolu : le choix dépend de l’architecture, de la surface de toit à desservir et de l’existant. Leur dimension se calcule d’après la surface de toit qu’ils reçoivent, selon les règles de l’art (NF DTU 60.11) ; aucune taille ne convient à toutes les maisons.

Reconnaître l’ouvrage depuis le sol

  • Un canal visible sous le bord du toit, devant la façade : c’est le plus souvent une gouttière pendante.
  • Aucun canal visible, mais un mur qui monte jusqu’au bord du toit ou le dépasse : un chéneau est possible, sans que la silhouette du mur suffise à le dire ; une vérification est nécessaire.
  • Deux toitures accolées : un chéneau peut recueillir l’eau des deux versants.

Ces indices ont leurs limites : une gouttière posée sur le versant ou sur un entablement peut ressembler à un chéneau. Une photo prise du sol aide le professionnel, qui confirme lors de l’examen. Restez au sol : ni échelle ni toit pour vérifier.

Débordement, fuite, raccord : ce qu’il faut faire examiner

Observez pendant ou juste après une pluie, depuis le sol ou une fenêtre, et notez :

  • où l’eau déborde et quand : la grille ci-dessous aide à le décrire ;
  • ce que vous voyez sur la façade : coulures, traces sombres, mousses ;
  • au pied des descentes : l’eau s’écoule-t-elle normalement dans le regard ?
  • à l’intérieur : une tache au plafond ou de l’humidité le long d’un mur, sous un chéneau, en sachant que l’humidité peut aussi venir de condensation.
Débordement d’une gouttière ou d’un chéneau : ce que l’on voit depuis un lieu sûr, information à transmettre, point à faire examiner
Ce que l’on voit depuis un lieu sûrInformation à transmettrePoint à faire examiner
L’eau déborde près d’une descenteEndroit exact, à chaque pluie ou non, photo prise du solLa naissance, la descente et l’écoulement au pied de la descente
L’eau déborde sur toute la longueur ou à plusieurs endroitsLongueur et pan concernés, dépôts visibles depuis le solLa pente, la section de l’ouvrage, le nombre et la position des descentes
Le débordement n’a lieu que pendant les fortes pluiesDates des épisodes, débordement bref ou prolongéLa capacité de l’ouvrage et des descentes, sans conclure d’emblée à un défaut
Le débordement persiste alors que l’ouvrage semble propreCe que vous voyez du sol, date du dernier nettoyage si vous la connaissezLa conception de l’évacuation et les parties invisibles du sol : naissances, descentes, raccords

Ces indices orientent l’examen sans donner la cause. Un débordement peut venir d’une obstruction, d’une pente mal réglée, d’un raccord défaillant ou d’un ouvrage trop petit pour la surface de toit : ce sont des pistes que le professionnel vérifie, pas un diagnostic. Parmi les causes d’engorgement et de refoulement des gouttières, noues et chéneaux, l’AQC cite un mauvais dimensionnement, une pente insuffisante ou l’absence de dispositif de dégorgement ; sa fiche Points de vigilance sur les interfaces de couverture, publiée en 2014, est une ressource technique de principe sur les couvertures en petits éléments, pas un texte donnant les règles de dimensionnement actuelles.

Pour faire examiner ou réparer les évacuations, voyez la zinguerie et les gouttières. Si un chéneau est revêtu d’une membrane d’étanchéité qui fuit, voyez aussi l’étanchéité de toiture.

Réparer ou remplacer : les questions à poser

  • Le défaut est-il localisé (jonction, crochet, talon) ou réparti sur toute la longueur ?
  • La pente et la position des descentes conviennent-elles ?
  • Le matériau est-il compatible avec les ouvrages voisins ?
  • Pour un chéneau : dans quel état sont le revêtement et son support, et qu’y a-t-il en dessous ?
  • Faut-il prévoir un échafaudage ou un accès particulier ?

Les repères de prix et ce que chaque ligne comprend figurent sur la page zinguerie et gouttières. D’autres travaux sur la toiture ? L’accueil présente l’ensemble des prestations.

Une gouttière ou un chéneau à faire examiner ?

Appeler le 07 43 96 83 62

Questions sur chéneaux et gouttières

Un chéneau est-il plus étanche qu’une gouttière ?

Pas en soi. Chacun fonctionne s’il est bien conçu, dimensionné et entretenu. Le chéneau, intégré au bâtiment, demande en revanche une attention particulière : un défaut y est moins visible depuis le sol.

Peut-on remplacer un chéneau par une gouttière pendante ?

C’est parfois envisageable, mais c’est un changement de conception : raccords, aspect de la façade, évacuation. Si l’aspect extérieur change, une déclaration préalable peut être nécessaire ; renseignez-vous auprès de la mairie. Le professionnel vous dit si c’est faisable sur votre maison.

Quelle taille de gouttière faut-il ?

Il n’y a pas de taille unique : la section se détermine d’après la surface de toit à évacuer et le nombre de descentes, selon les règles de l’art. Le professionnel la vérifie, surtout si une gouttière déborde alors qu’elle est propre.

Pourquoi une gouttière apparemment propre peut-elle déborder ?

Parce qu’un aspect propre vu du sol ne vérifie ni toute l’évacuation ni sa conception : une partie des naissances, des descentes et des raccords ne se voit pas d’en bas, et la conception de l’ouvrage compte aussi (voir les pistes à examiner). Aucune piste ne s’impose d’avance : le professionnel examine les points utiles à votre cas.

Décrire votre gouttière ou votre chéneau

Dites quel ouvrage est concerné si vous le savez, où l’eau déborde et depuis quand. Une photo prise du sol aide.

Mise en relation avec un professionnel de la couverture. Devis et visite technique gratuits.

Pour un autre besoin, consultez la page d’accueil.

07 43 96 83 62Être rappelé